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La compagnie à contre poil du sens

Matthieu Hocquemiller

Matthieu Hocquemiller suit une formation professionnelle aux arts du cirque (Centre des Arts du Cirque-Montpellier) quand il découvre la danse, à laquelle il va alors se consacrer. Après des années intenses et boulimiques très éclectiques (techniques contemporaines, capoeïra, hip hop) il se professionnalise et travaille comme interprète, danseur et acrobate, pour de nombreuses compagnies contemporaines (Cyril Viallon, Michel Kélémenis, Alain Buffard,etc). En 2004 il est lauréat des Talents Danse ADAMI.
En 2005, il crée la compagnie A contre poil du sens à Montpellier et chorégraphie, notamment, Bonnes nouvelles, Jusque là c'est nous et la Post disaster dance people.

Conjointement il a suivi une formation universitaire (master en sciences humaines).
Matthieu Hocquemiller se passionne également pour l'image et se forme à la vidéo et aux outils numériques à l'Ecole des Gobelins de Paris. Il intègre l'image à ses projets chorégraphiques et travaille à des installations vidéos et courts métrages (sélectionnés dans de nombreux festivals).

A un vocabulaire très physique des premières pièces succède une écriture poétique plus plastique.
Le corps est ainsi considéré comme un enjeu politique et la danse comme un espace de connexion physique et de liens.
En 2014, il crée la pièce (nou) au Festival International Montpellier Danse puis la série de performances Auto-porn box.
En 2015, il crée avec Marianne Chargois la première édition du festival Explicit, au Humain trop humain/Centre Dramatique National de Montpellier.
En 2016, il créera le duo Extime et coprogrammera la seconde édition du festival Explicit aux cotés de Marianne Chargois au Humain trop Humain/Centre Dramatique National de Montpellier et au Cinéma Diagonal. 

La compagnie

La compagnie à contre poil du sens est une compagnie de danse contemporaine professionnelle créée en 2005 à Montpellier, autour des projets de création de Matthieu Hocquemiller

Elle est aidée pour ses créations par la D.R.A.C. Languedoc Roussillon (Ministère de la Culture et de la Communication) et par la Région Languedoc Roussillon. Selon les projets, elle a reçu l’aide de l’Adami et de Réseau en Scéne en Languedoc Roussillon. Elle reçoit depuis sa création l’aide au fonctionnement de la Ville de Montpellier et du Département de l’Hérault.

Historique des créations : cliquer ici

Démarche artistique

La compagnie A contre poil du sens développe une réflexion sur le corps politique depuis dix ans maintenant. De cette réflexion naît et s'affirme une esthétique radicalement contemporaine, engagée et à la croisée des domaines.
Dans ses créations chorégraphiques, le travail de l'image et de la vidéo occupe une place importante.

« Comment des corps habitent une époque ? » pourrait être la question qui sous-tend les recherches  de la compagnie. Cette question situe le corps comme culture, comme l'endroit d'un tissage à l'époque, c'est à dire également comme l'espace d'une régulation, d'un flux, d'une impermanence.
Elle situe donc la représentation du corps dans un enjeu tant politique qu'artistique, d'images et d'imaginaires, de construction et de déconstruction de la norme et des limites : entre public et privé, interne et externe, normal et déviant, naturel et culturel...

La compagnie, qui développe au fil des projets des fidélités et des complicités humaines et artistiques, entend œuvrer à la création d'imaginaires contemporains et à faire converger une recherche artistique et une esthétique exigeante avec les pensées critiques actuelles.

Nous nous intéressons particulièrement à la construction normative dans et par le corps.
La norme n'est pas normale, ou plutôt, nous partons de la reflexion que la norme est un conflit, c'est à dire une dynamique, une régulation, un procédé d'inclusion ou d'exclusion, et que le corps est le lieu de ce conflit.
Cela nous rapproche souvent des réflexions queer.

Nous partons de l'idée que le pouvoir est moins ce qui opprime que ce qui délimite et nous voulons nous intéresser aux limites. Nous partons de l'idée que nos actes, discours, images, pensées et représentations sont performatives en ce qu'elles participent à modeler le réél.